UNE FICTION, LA NOTRE...

UNE FICTION, LA NOTRE...
HEY!!! =D
Bienvenue à tous sur notre troisième fiction! ^^


Certains nous connaîtrons peut-être déjà, ma Jumelle et moi, car c'est loin d'être notre première fic! ^^ Et si vous venez lire notre petite troisième, un grand MERCI à vous de continuez à nous suivre et à nous laisser des comms! Ca fait plaisir on peut vous le dire! =')
Et pour ceux qui nous découvrent seulement, merci de prendre le temps de lire notre fiction! =D
Si vous en avez une également, n'hésitez pas à nous laisser des comms sur cet article avec un résumé de votre fic, si il nous plaît, on viendra vous lire! ^^
Et si vous avez du temps, vous pouvez passer lire notre première fiction géré par ma Jumelle ==> ICI, et notre deuxième fiction que j'ai géré moi-même ==> ICI

Concernant les comms, sachez que nous les acceptons tous, qu'ils soient positifs ou négatifs, sauf bien entendu les insultes et autres que je supprime direct! (Donc aux anti-TH: perdez pas votre temps sur notre blog! ^^ On se demande d'ailleurs ce que vous faites ici...).

Un autre détail tout de même important, ^^ quelques photos des TH que je mettrais sur ce blog proviennent de CE blog: schwarz-und-weiss.skyrock.com. Si vous avez le temps et si vous aimez les photos en noir et blanc allez y jetez un coup d'oeil! Il est vraiment génial! =D

Pour finir nous tenons à rappeler qu'il s'agit d'une FICTION, ce n'est donc pas la REALITE!
Vous pouvez penser que nous sommes pitoyables, mais aux dernières nouvelles, il me semble qu'il n'est pas interdit de rêver!



<3 "L'imagination et les rêves n'ont pas de limites..." <3




PS: Je viens de nous inscrire à quatre annuaires de fics et j'aurais besoin que vous notiez notre fic (quand elle sera là bien sûr)... ^^

==> Un-Monde-de-Fiction ==> Annuaire-X-th-X-fiction

==> mes-fiktions ==> Un-autre-annuaire

Voilà! Merci d'avance! ^^

# Posté le vendredi 24 avril 2009 08:03

Modifié le dimanche 07 juin 2009 05:23

/!\ PROLOGUE /!\

/!\ PROLOGUE /!\
Nombre d'adolescentes ont un jour rêvé d'être la s½ur d'une célébrité qu'elles admirent, imaginant que ce statut n'apporte que des bonnes choses et fait d'une vie un paradis...
Maud Listing, 16 ans, petite s½ur du célèbre Georg Listing, le bassiste renommé du groupe allemand « Tokio Hotel » a pourtant un avis bien différent, qu'elle est décidée à faire entendre à son frère, d'une façon ou d'une autre. Marre d'être abordée par n'importe qui, de supporter le regard curieux de tout le monde, d'être insultée par les anti-TH, de devoir soutenir seule leur mère qui ne se remet pas du décès récent de leur père, et par-dessus tout, de supporter l'absence de son grand frère avec qui elle avait été si complice par le passé...
Pourtant le jeune bassiste de 22 ans semble se ficher éperdument de ce qu'endure sa s½ur, et ne se préoccupe guère du fait que Maud va de plus en plus loin, au risque de dépasser les bornes...

# Posté le vendredi 24 avril 2009 08:27

Modifié le dimanche 07 juin 2009 05:26

/!\ CHAPITRE 1 /!\

/!\ CHAPITRE 1 /!\
PDV Maud
J'attrape mon verre, bois une longue gorgée d'eau, puis le repose doucement sur la table avant de reporter mon attention sur ma mère. Celle-ci fixe tout en mangeant son assiette de spaghettis, la lettre fraîchement écrite par la main de mon directeur lui-même, qui relate, dans les moindres détails, la raison de mon expulsion du lycée pour une bonne semaine... Je plisse les yeux en repensant à cette dernière... La sanction me paraît un peu sévère au vu des circonstances.
D'abord à la base c'est même pas de ma faute! Après tout, c'était pas mon idée d'aller taguer avec nos bombes de couleurs les murs du gymnase (pourri) du lycée! Bon... Certes j'ai participé à l'opération avec un certain enthousiasme, mais c'était pas mon idée! Cependant le dirlot n'a pas eu l'air de considérer comme important ce détail... Lorsque ma bande de potes et moi avons échoué dans son bureau, il semblait un peu plus préoccupé par la teinte rose bonbon et les inscriptions "Vive l'anarchie!" qui recouvraient désormais les murs du gymnase et semblait se ficher éperdument de savoir qui avait eu l'idée et qui avait exécuté le plan. Il est vrai que ça n'a pas beaucoup d'importance au final...

*FLASH BACK*
Le directeur nous fixe derrière ses lunettes lui donnant un vague air de famille avec les mouches, assis dans son fauteuil en cuir installé derrière son bureau. Je jette un vague coup d'oeil à mes amis Rachel et Mathéo, qui eux mêmes fixent notre "chef", Grégory. Ce dernier semble parfaitement à l'aise, sans doute parce que tout comme moi, il est habitué à échouer dans le bureau du dirlot.

Directeur: Je pense qu'il est tout de même nécessaire de vous demander, pourquoi avez-vous tagué le mur de mon gymnase...
Grégory: Je trouvais juste qu'il manquait de couleur...


*FIN FLASH BACK*

Mouais... Il aurait quand même pu trouver un meilleur argument...
Quoiqu'il en soit, ce dernier ne nous a pas sauvé, et nous avons tous écopé d'une semaine d'exclusion et d'une lettre à l'attention de nos parents...
J'attrape ma fourchette et commence à jouer avec une des boulettes de viande se trouvant dans mon assiette, guettant du coin de l'oeil le moment où ma mère daignerait enfin s'exprimer sur la situation. Je dois avouer que son silence obstiné m'angoisse un peu... Après tout, il n'y a rien dans cette fichue lettre qui pourrait la choquer! Autant dire qu'après avoir foutu le feu au manteau de mon prof (naze) de mathématiques, je crois que désormais, rien venant de moi n'est plus en mesure de l'étonner ! Du moins je crois...
Soudain, ma mère daigne enfin lâcher la lettre et relever son regard vers moi. Je baisse le mien mal à l'aise comme toujours lorsqu'elle se met à me fixer dans le blanc des yeux. A chaque fois, j'ai la sensation de voir au fond de ses yeux une lueur de tristesse, qui est née le jour de la mort de mon père, et ne s'est jamais éteinte depuis... Je ne suis pas du genre à adorer passer mes journées à songer à mes malheurs, et avoir à évoquer des souvenirs douloureux me gêne beaucoup...
Un silence pesant règne dans l'appartement, pas qu'il ait pour habitude de raisonner d'éclats de rire, ou de quelconque manifestations de joie, mais en général, le silence installé ressemble moins au silence du condamné qui attend la sanction du juge...
BIP BIP BIP BIP !
Je sursaute à l'entente de la sonnerie du téléphone, et tourne la tête en direction de ma mère qui a le regard plongé dans le vague.
BIP BIP BIP BIP !
Pas de signe de vie émanant de ma mère qui continue de fixer son verre.
BIP BIP BIP BIP !

Maud: Maman?

BIP BIP BIP BIP!

Maud: MAMAN!

Ma mère sursaute, visiblement prise au dépourvue, et se lève brusquement de sa chaise. Un peu trop brusquement en fait... La table tangue légèrement, secouée par le saut brutal de ma mère tandis que son verre d'eau se renverse. Je me lève à mon tour.

Maman: Oh mince!

BIP BIP BIP BIP!
Je soupire.

Maud: C'est bon Maman laisse! Vas décrocher je m'en occupe!

Elle acquiesce et court répondre au téléphone qui continue de beugler tandis que je vais à la cuisine chercher un torchon et reviens dans le salon. Je redresse le verre puis attrape avec deux doigts la lettre du dirlot, qui fut jadis, sèche et lisible... Bah tant pis! Je commence à essuyer la table tout en tendant l'oreille du côté de ma mère.

Maman: Allô? ... Oh bonsoir Georg!

J'aurais mieux fait de garder mon oreille là où elle était...

Maman: Comment ça va mon chéri? Tu appelles tellement rarement!

C'est le moins qu'on puisse dire... Considérez cet appel comme le premier depuis 3 mois...

Maman: Oui bien sûr je sais que tu es très occupé! Mais tu me manques un peu...

Je termine d'essuyer la table et me glisse dessous afin d'éponger le sol inondé d'un geste rageur. "Un peu"? L'une des choses que je déplore chez ma mère, c'est de ne pas être fichue de dire les choses telles qu'elles sont à son fils aîné! Dans le cas présent, vu que je l'entends pleurer dans sa chambre toutes les nuits, je crois qu'elle pourrait avoir le courage de lui dire "Beaucoup"!

Maman: ... Mais je sais parfaitement que ta carrière passe avant tout!

Avant sa famille aussi... Mais j'en conviens, c'est un détail technique! C'est vrai que se barrer de la maison pour aller réaliser son rêve avec sa bande de potes à la con, seulement 6 mois après la mort de notre père, en sachant pertinemment que sa mère n'est absolument pas remise et a besoin de soutien, ce n'est vraiment pas grave! C'est même compréhensible!

Maman: ... Moi? Oh moi... Ca va très bien!

Ouais... A ceci près qu'elle s'enfile trois bonnes bières tous les soirs en rentrant du boulot parce qu'elle se sent trop seule quoi...

Maman: ... Enfin... A ceci près que ta soeur a encore trouvé le moyen de faire des conneries et que ça me bouffe mais bon...

J'écarquille les yeux et me redresse d'un seul coup.
SBAM!
Ouille! Chose dont j'aurais pu m'abstenir vu que j'étais encore sous la table... Je quitte le dessous de celle-ci à genoux tandis que, toujours aussi bancale, elle continue de gigoter dans tous les sens, faisant tomber les objets se trouvant dessus par terre, exemple, le flacon de sel qui vient s'écraser sur mon crâne. Si je meurs pas assommée avant la fin de la journée ce sera un miracle... Je relève la tête, et fusille cette fichue table du regard, projetant de l'emmener dés le lendemain à la déchetterie, puis reporte mon attention sur ma mère qu continue de parler au téléphone avec le mec qui me sert de frère! Alors comme ça c'est mes conneries qui la bouffent! Bah bien sûr! C'est mon frère qui l'a lâché comme une vieille chaussette, mais le titre du coupable me revient en pleine figure! Je soupire d'exaspération, puis me décide enfin à me relever.

Maman: Je t'aime aussi mon chéri...

Gniagnia mon chéri... Je jette le torchon sur la table puis recommence à me masser le crâne tandis que ma mère et mon frère continuent de parler au téléphone, sans que l'idée de demander à me parler et à prendre de mes nouvelles ne parvienne à effleurer le cerveau de mon aîné. Mon regard se balade dans la pièce, cherchant désespérément un petit quelque chose pouvant me distraire un peu, quand soudain, celui-ci se pose sur une enveloppe de papier kraft posée sur la commode du salon à côté de moi.
Intriguée, je l'attrape et lis le titre rouge tamponné sur le papier. "HOPITAL SAINTE COLOMBE" Je fronce les sourcils, n'ayant pas le souvenir d'être aller à l'hôpital, ni celui que ma mère y a elle même été... J'ouvre rapidement l'enveloppe et en sors quelques feuilles agrafées les unes aux autres. J'avise le titre de la première "Résultats de Madame Listing"... Mon coeur se met soudain à battre plus vite. C'est quoi cette histoire de résultats? Et puis des résultats de quoi ? Comment se fait-il que ma mère ait fait des examens sans que je le sache? Je feuillette toutes les pages, cherchant une information que je puisse comprendre plutôt que tous ces noms compliqués qui s'étalent partout et me font vaguement penser à du japonais, quand tout à coup, arrivée sur la dernière page, mon regard reste accroché à la seule et unique phrase compréhensible pour moi, mais qui suffit à m'expliquer le contenu du dossier entier et la signification de tous les pourcentages et noms que j'ai aperçu. Mon coeur s'arrête de battre tandis que le sol semble se dérober sous moi.
"DIAGNOSTIC: CANCER DU FOIE"

Premier chap' en ligne! ^^ (Youps j'ai le trac! xD)
Dites moi franchement ce que vous en pensez!
Merci d'avance! ^^
Bisouxxx

# Posté le mercredi 29 avril 2009 13:27

Modifié le jeudi 25 juin 2009 05:03

/!\ CHAPITRE 2 /!\

/!\ CHAPITRE 2 /!\
PDV Maud
Maman: MAUD TU CHANGES TOUT DE SUITE DE TON!!!
Maud: C'EST CA!!! TU COMMENCES PAR METTRE TA DEPRESSION SUR LE COMPTE DE MES CONNERIES ALORS QU'ON SAIT PERTINNEMENT TOI ET MOI QUE LE PROBLEME EST AILLEURS, ENSUITE TU ME CACHES QUE T'AS UN CANCER DU FOIE ET TU EXIGES QUE JE M'ENERVE PAS??!!

Autant vous dire qu'à peine ma mère avait-elle terminé son coup de fil avec Georg et raccroché, je lui avais immédiatement sauté dessus pour lui demander (sur un ton que j'avais voulu calme mais qui tremblait de colère) ce que signifiait cette lettre de l'hôpital. Et assez rapidement, la discussion avait dérapé, mon incapacité à contrôler mes nerfs y étant pour beaucoup...

Maman: A CECI PRES QUE JE SUIS TA MERE ET QUE JE N'APPRECIE PAS BEAUCOUP QU'UNE GAMINE DE 16 ANS QUI NE FAIT QU'EMMERDER LE MONDE ME DICTE MA CONDUITE!!!

Piquée au vif je sers furieusement cette fichue lettre dans ma main avant de la lancer en direction de ma mère.

Maud: OH JE SUIS DESOLEE MAMAN, PARDONNE MOI D'ETRE LA SEULE DE TES ENFANTS QUI NE SOIT PAS PARFAITE!!!

Sur ce je quitte la salon et claque si violemment la porte que la lampe magnifiquement fragile posée sur la commode juste à côté s'écrase sur le sol et se fracasse. Je me dirige d'un pas furibond vers ma chambre tandis que j'entends ma mère, restée au salon, pousser un long soupir genre "Pourquoi-tout-le-poids-du-monde-repose-sur-mes-épaules". N'y prêtant pas la moindre attention, je rentre dans ma chambre et ferme la porte à clef, avant de courir me jeter sur mon lit. J'enfonce ma tête sous mes oreillers et me recroqueville sur moi-même, comme si je tentais de me protéger. Ce qui est le cas en un sens...
OK j'ai piqué ma crise à propos de ce foutu cancer parce que ma mère ne me l'avait pas dit, mais ce n'est pas pour autant que j'oublie le VRAI problème qu'apporte cette nouvelle.
Ma mère a un cancer. Un frisson me remonte le long du dos rien qu'à cette pensée, tandis qu'une vérité bien plus terrifiante vient prendre place dans ma tête. Il lui faut un nouveau foie, mais j'ai suffisamment lu et vu des trucs la dessus pour savoir que beaucoup de gens attendant une greffe crèvent avant même de l'avoir reçue... Ma mère risque de mourir...
Cette idée s'insinuant petit à petit en moi comme un venin, un brusque élan de culpabilité me submerge soudain, me resserrant le coeur et les entrailles... Les jours de ma mère sont probablement comptés, je suis persuadée qu'elle en a conscience, et tout ce que j'ai trouvé à faire, c'est m'engueuler avec elle... Décidemment j'en rate jamais une!
Je devrais sans doute aller m'excuser tout de suite auprès de ma mère, mais bizarrement, je n'arrive pas à me lever pour aller lui parler... Ou plutôt je ne veux pas me lever pour aller lui parler. Déjà parce que d'un point de vu technique, on est très fiers chez les Listing et on reconnaît difficilement que l'on a eu tort. Et ensuite parce que même si c'est moche, je voudrais que ma mère souffre à cause de moi pour que enfin, elle comprenne à quel point je me sens mal et seule. J'en reviens pas d'être suffisamment égoïste pour souhaiter que ma mère souffre encore plus afin qu'elle saisisse la nature de MON mal-être...
J'essaye tant bien que mal de refouler les larmes qui commencent à embuer mes yeux, mais ce n'est pas simple... Je me retourne sur le côté gauche, la tête posée sur mon oreiller le plus moelleux, serrant l'autre contre mon coeur, et contemple à travers la fenêtre de ma chambre les lumières de Berlin qui scintillent dans la nuit, ne pouvant m'empêcher de penser que les choses seraient bien différentes si Georg était encore ici, avec moi...

ELLIPSE

BIDIP BIDIP BIDIP BIDIP
P**** saleté de réveil! J'ai complètement zappé de le désactiver hier, vu qu'avec ma semaine d'exclusion, je ne suis pas prête de retourner en cours!
BIDIP BIDIP BIDIP BIDIP
Je défie quelqu'un de trouver un son plus insupportable que la sonnerie stridente d'un réveil! Ma main atterrit violemment sur le bouton "arrêt" de cette foutue machine, et enfin le silence revient dans la pièce. Ouf! Ca fait du bien! Profitant de ce silence reposant, je m'étire longuement, ayant l'impression d'avoir plutôt bien dormi, et l'optimisme de passer une bonne journée me submerge quand soudain, les souvenirs de la veille me reviennent à l'esprit... Mon optimisme semble d'un seul coup se dégonfler comme un ballon de baudruche laissant derrière lui le sentiment qu'une journée pourrie se profile à l'horizon. Youpi! --'
Je me redresse dans mon lit et tends l'oreille. Pas de bruit dans l'appartement... Ma mère est sans doute partie bosser tôt ce matin, comme elle en a l'habitude quand on s'est engueulé... Je jette un coup d'oeil distrait par la fenêtre, et constate soudain qu'un soleil resplendissant illumine Berlin. Bizarrement, la perspective d'une si belle journée parvient à atténuer la mauvaise humeur qui s'apprêtait à m'envahir. Plutôt que de rester à l'appart' à broyer du noir toute la journée, je ferais mieux d'aller me promener! Souriant à cette idée, je me lève de mon lit et pars me laver...

ELLIPSE

Mon iPod sur les oreilles, j'avance tranquillement dans les rues de Berlin, profitant de cette belle journée d'Avril...
J'adore le printemps! Il ne fait ni trop chaud, ni trop froid, et la nature embellit... Passant à côté du parc de Berlin, mon regard s'arrête sur les arbres en fleur ayant viré au rose pâle qui défilent derrière la grille, faisant naître en moi une pointe de nostalgie... Quand on était gosses, Georg et moi allions jouer dans un parc très sympa de Magdeburg dés que les beaux jours revenaient, et on adorait notamment s'allonger à l'ombre des arbres en fleur... Mais ça, c'était il y a longtemps...
Me détournant du parc, j'emprunte un passage piéton et m'aventure dans une grand avenue où se sont implantés plusieurs petits magasins et des restaurants. J'observe d'un oeil distrait les produits des commerçants qui s'étalent sur le trottoir, quand soudain, une main vient agripper mon épaule avec force et me retourne dans le sens inverse avant de me lâcher. Surprise, je constate que trois filles m'étant vaguement familières se tiennent devant moi et me fixent d'un air peu sympathique. Haussant les sourcils, je les avise rapidement et suppose au vu de leur look qu'il s'agit de trois rockeuses pures et dures à la limite du gothique... Tout à coup je réalise qu'il s'agit de trois filles de mon lycée que j'ai parfois aperçu dans les couloirs.

Maud: Vous avez un problème?

Celle au centre qui semble être la chef du trio me dévisage.

Fille: C'est bien possible...

Les deux autres échangent un regard.

Fille: Tu serais pas par hasard Maud Listing, la soeur du bassiste de Tokio Hotel?

Je soupire intérieurement, sûrement encore des groupies!

Maud: Je vois pas pourquoi tu poses la question! Tu dois connaître la réponse vu que t'es dans le même lycée que moi!

Vu le nombre de personnes du bahut qui, depuis 2 ans, me pointent du doigt à longueur de journée en criant mon nom, je doute que je sois encore anonyme au lycée... Les trois filles échangent un sourire.

Fille 2: Dans ce cas, tu pourrais pas dire à ton con de frère et à ses potes de stopper le massacre et d'arrêter leur groupe de merde! Sérieux Tokio Poubelle, il est grand temps qu'ils disparaissent de la circulation!

Ah non finalement c'est des anti-TH... La troisième fille fait mine de vomir tandis que la meneuse éclate de rire.

Fille: Dis leur aussi de regarder la définition de rock dans le dico pour qu'ils comprennent enfin que ce qui font c'est pas du rock mais de la merde! Et puis dis à la tapette d'arrêter de se maquiller parce que mon frère va finir par tomber amoureux de lui!

Elles éclatent de rire toutes les trois tandis que je plisse les yeux.

Maud: Je leur dirai rien du tout! Si vous voulez leur sortir vos vannes de merde, vous avez qu'à leur écrire une lettre!
Fille 2: C'est mignon! La petite soeur elle veut pas blesser son grand frère adoré qui fait pitié avec son petit groupe minable!
Maud: Je crois que dans le cas présent c'est toi qui fait pitié!

Sur ce je me retourne et commence à m'en aller quand je sens de nouveau la main d'une des filles m'agripper et me retourner puis... PAF!!! Je me prends un coup de poing en pleine figure, puis un coup de pied dans le ventre.

Fille 2: D'où tu me parles comme ça la bâtarde?!

Furieuse, je me rapproche de la fille et lui colle un coup de poing dans le menton, faisant voler une de ses dents.

Maud: Je te parle comme à une pute!
Fille: C'est bon laissez tomber les filles on se vengera plus tard!

Sur ce elles se cassent toutes les trois en courant tandis que je pose une main sur mon ventre endolori. Le marchant de journaux sort de son magasin et s'approche de moi.

Commerçant: Ca va Mademoiselle?
Maud: Oui oui ça va...

Non ça n'allait pas du tout. Putain pourquoi ça doit être aussi difficile d'être la soeur d'une célébrité? Pourquoi ça doit être aussi difficile de s'appeler Listing? Refoulant une fois de plus mes larmes, je relève la tête, et me mets à rougir quand je réalise soudain, que tout le monde dans l'avenue me fixe. Aussi bien les passants, que les gens assis à la terrasse des cafés. Pitié arrêtez de me regarder! Je ne veux pas être le centre d'attention!
Incapable de soutenir tous ces regards braqués sur moi, je m'enfuie de l'avenue et me mets à courir dans les rues de Berlin...

Suite! ^^
C'est un peu long mais j'espère que ça vous plaît... =S
Ne vous en faites pas une partie des TH arriveront dans le prochain chap! ^^
Lâchez vos coms!
Merci à tous!
Bisouxxx

PS: J'aurais besoin que vous notiez ma fiction SVP ^^
==> annuaire-X-th-X-fiction (J'suis page 24)
==> un-monde-de-fiction (J'suis page 11)

==> mes-fiktions (J'suis page 7)

Merci d'avance! ^^

# Posté le samedi 09 mai 2009 06:39

Modifié le jeudi 25 juin 2009 05:07

/!\ CHAPITRE 3 /!\

/!\ CHAPITRE 3 /!\
PDV Maud
Assise sur le trottoir d'une petite ruelle déserte, je reste là, la respiration encore saccadée par ma course. Au moins ici, je ne risque pas d'être dérangée... Je vous dirai que vu mon humeur, je serai capable de pulvériser la première personne qui me tombera sous la main! Cela dit, me retrouver au commissariat n'est sans doute pas la meilleure idée de l'année, et il vaut mieux que je reste tranquille dans cette ruelle isolée en attendant que je reprenne mon calme.
Je pousse un long soupir tandis que la rage et la tristesse continuent de me remuer les entrailles dans tous les sens. Je m'adosse au mur derrière moi et appuie ma tête contre le béton froid... Etrange mais ça fait du bien... Je ferme les yeux quelques minutes, puis les ouvre de nouveau, me sentant plutôt apaisée, bien que le souvenir des ces 3 anti-TH continue de flotter dans ma mémoire, au risque de relancer mes envies de meurtres!
Mon cerveau se mobilise à la recherche d'un sujet pouvant l'occuper. Bien entendu, c'est celui du cancer de ma mère qui revient au galop... Pff... Soudain, une pensée me vient brusquement en tête, si importante que je me demande comment il est possible qu'elle ne me soit pas venue plus tôt!
Ma mère a un cancer du foie et a donc besoin d'une greffe. Mais quelque chose me dit qu'une greffe, ça doit pas être gratuit... --' Ou tout du moins l'intervention! Et plus préoccupant même, ça doit coûter un sacré paquet de fric! Ma main droite vient frapper mon front. Mais quelle nouille je suis! Comment je me suis débrouillée pour pas y penser plus tôt?! Décidemment il y a un truc qui tourne vraiment pas rond chez moi! --'
Voyez-vous ce n'est pas parce que Georg roule sur l'or que nous en faisons autant! Ma mère est loin de gagner des milliers d'euros par jour, et même, quand la situation financière commence à urger elle refuse catégoriquement malgré mes demandes répétitives de demander une mini aide de la part de Georg! Elle refuse de "lui voler le résultat de son dur travail"... Oui c'est vrai que gratter sur une basse et signer des autographes à longueur de journée en squattant des hôtels 5 étoiles, c'est le plus dur travail du monde... --'
Bref! Quelque chose me dit que c'est pas avec nos maigres moyens qu'on va pouvoir se payer cette intervention, à supposer qu'on trouve un donneur! Mais il faut malgré tout que je me renseigne, autant ne pas se faire d'illusions et connaître le prix exact d'une greffe!
Sur ce je me relève d'un bond et quitte la petite ruelle pour me rendre à l'hôpital Ste Colombe.

ELLIPSE

Médecin: Bonjour Mademoiselle Listing!
Maud: Bonjour monsieur!

Je serre rapidement la main qu'il me tend puis m'assois dans un des sièges de la réception de l'hôpital tandis qu'il fait de même. Je vous passerai les détails de mon arrivée à l'hôpital et de mon combat avec la réceptionniste pour qu'elle accepte ENFIN d'appeler le médecin de ma mère afin que je puisse lui parler...
Ce dernier me fixe avec un de ces sourires dont les médecins ont le secret et qui se veut rassurant. Je lui souris à mon tour puis prends une profonde inspiration.

Maud: À vrai dire monsieur, je suis venue vous voir parce que j'ai appris hier soir pour le cancer du foie de ma mère...

Il hoche la tête.

Maud: Et je me posais des questions quant au prix de la greffe qui s'impose.
Médecin: Oh oui bien sûr, mais il me semble que je l'avais déjà donné à votre mère lorsque j'avais eu son diagnostic.

Et une cachotterie en plus! --' Ca va devenir une habitude on dirait... Le médecin ouvre une pochette se trouvant sur ses genoux puis en sort une feuille qu'il lit rapidement.

Médecin: Ah voilà! Le prix d'une transplantation telle que celle dont doit bénéficier votre mère est de... 45000¤.

L'impression qu'on vient de renverser sur moi un saut d'eau glacé me submerge tandis que le prix de la greffe résonne en écho dans ma tête. 45000¤...

Maud: 45000¤?
Médecin: C'est ça.

Je reste littéralement clouée sur place, fixant le médecin et incapable de dire un mot. Jamais je n'aurais imaginé que ça pouvait être aussi cher!

Médecin: Ca va Mademoiselle?
Maud: Parfaitement bien.

A ceci près que vous venez de m'annoncer que ma mère va mourir parce qu'on aura jamais assez d'argent pour payer cette saleté d'intervention mais à part ça tout baigne!

Médecin: Dans ce cas je suis désolé mais j'ai beaucoup de travail il faut que j'y aille!
Maud: Hein? Ah oui bien sûr allez-y!


Il me serre une fois de plus la main en m'adressant un sourire puis disparaît dans les couloirs de l'hôpital. Je reste bêtement assise sur mon siège, trop sonnée pour que mes jambes se décident à se bouger. Oh. Mon. Dieu. 45000¤... Comment est-ce qu'on peut espérer se payer un truc pareil alors que chaque fin de mois c'est limite! J'enfouis ma tête entre mes mains, et ferme les yeux pour les empêcher de se remplir de larmes. C'est un cauchemar!
Mon père est mort, ma mère va mourir... Non c'est pas possible! Mon coeur se met à battre la chamade... Je relève la tête et inspire profondément... Il faut se calmer, et ne surtout pas paniquer. Mouais... Plus facile à dire qu'à faire!

ELLIPSE

18h. Je crois qu'il est temps que je rentre à la maison... J'aurais voulu rentrer après ma discussion avec le médecin histoire de m'éloigner le plus vite possible de cet hôpital qui ne me rassurait en rien, mais au lieu de cela je n'avais pas pu m'empêcher de regarder sur les immenses tables de la réception les brochures sur les transplantations, m'accrochant au maigre espoir de trouver une greffe un peu moins chère, en vain... Je replace sur la table face à moi les dizaines et dizaines de livrets que j'avais consulté, puis quitte enfin l'hôpital.
Réalisant que la température avait nettement chuté en cette fin de journée, je referme ma veste en cuir puis commence à avancer dans les rues de Berlin d'un pas lent, sans vraiment savoir où je vais... Pour être honnête, c'est vraiment le dernier de mes soucis! Le seul qui m'importe vraiment maintenant c'est de savoir où on va trouvé l'argent pour sauver ma mère. Perso je suis complètement à sec et le compte en banque de ma mère n'est pas vide mais ne suffira jamais... Niveau famille, il n'y a personne pour nous aider vu que mes grands-parents sont morts, je n'ai qu'un oncle et... On ne s'entend pas très bien... U_U' Oh quoique... Peut-être que si j... SBAM!!!

Maud: BORDEL DE MERDE!!!

Putain je viens de me prendre la vitre d'un arrêt de bus de plein fouet! Aïeuh ça fait un mal de chien! Je relève la tête tout en me frottant le front et constate qu'une affiche est collée sur celle-ci.
"TOKIO HOTEL EN CONCERT A BERLIN LE 8 AVRIL A 19H"
Ben tiens! Rien que pour améliorer mon humeur déjà à un niveau bien inférieur à 0! Je savais même pas que mon frère était en ville! Il faut aussi dire que visiblement il n'a pas tellement prit la peine de nous en informer! Je crois que... Eh! Mais la voilà la solution! Elle est sous mon nez! Georg ne manque pas d'argent LUI! Et quoique puisse en dire ma mère, c'est tout de même en partie de sa faute ce qui arrive, et il pourrait utiliser son argent de façon utile, c'est à dire de sorte à réparer les dégâts! Cela étant, l'idée d'aller lui mendier de l'argent ne m'enchante pas des masses, tout comme l'idée de devoir lui parler tout court! Remarque... Je ne suis pas vraiment obligé de lui demander son avis... Puisqu'il est millionnaire ou presque, quelques milliers d'euros c'est quoi pour lui? OK j'avoue que voler de l'argent à son propre frère c'est pas vraiment cool, mais si ça sauve notre mère, c'est pas si grave non?

ELLIPSE

Arrivée devant l'une des plus prestigieuses salles de concert de Berlin où se déroule le concert des Tokio Hotel, je jette un coup d'oeil à ma montre et constate qu'il est 20h00, le concert a débuté il y a bientôt une heure, je ferrais mieux de me dépêcher! En dépit des épais murs de la salle, je parviens à entendre les hurlements des fans... Ca doit être ça la folie « Tokio Hotel »...
J'observe les alentours et aperçois l'entrée principale de la salle devant laquelle se trouve des barrières de sécurité et un nombre incalculable de déchets laissés par les fans avant d'entrer... Malheureusement l'entrée est également cernée de tous les côtés par des agents de sécurité. Merde! Rentrer ne va pas être aussi simple que je l'avais imaginé... Il faut absolument que je trouve une autre façon de me glisser à l'intérieur... M'éloignant de l'entrée principale, je commence à faire le tour du bâtiment, mais constate rapidement qu'il n'y a pas d'autre entrée. Putain mais c'est pas p... Soudain j'aperçois, non loin de moi, une petite issue dont la porte est mal fermée. JACKPOT! ^^ Je m'approche et pousse lentement la porte... Personne dans le couloir. J'entre et le traverse en courant avant de me cacher à un angle de mur. Petit hic dans mon plan: je n'ai aucune idée de l'endroit où se trouve les loges des Tokio Hotel... Il n'y a plus qu'une solution, les chercher... --' Je commence à parcourir les couloirs les uns après les autres, me rendant compte de la grandeur de ce bâtiment. Il faut absolument que... Ah! Voilà les loges! Je m'avance puis pousse la porte et rentre prudemment dans la pièce... Personne on dirait. Je balaye la pièce du regard et aperçoit des sacs de voyage entassés dans un coin. Parmi eux, je reconnais celui que j'avais offert à Georg pour son 15ème anniversaire. Je m'avance et le sors du tas, puis l'ouvre rapidement avant de renverser son contenu par terre afin de trouver plus rapidement son portefeuille... Je m'accroupis et le vois au milieu du joyeux bazar que j'ai flanqué ^^ Je l'attrape puis l'ouvre d'une main tremblante, consciente de faire une sacrée bourde, quand tout à coup une photo tombe de celui-ci. Mince! Je me dépêche de la ramasser mais m'arrête net en la voyant. Il s'agit d'une photo de nous deux, il y a longtemps maintenant... Je fixe sans un mot nos visages souriants, sentant mon coeur et mon estomac se resserrer lentement. Comment avons-nous pu nous perdre à ce point? Un élan de colère me submerge soudain et sous son influence déchire cette fichue photo d'un geste sec puis me concentre de nouveau sur le portefeuille. J'en sors une grosse liasse de billets puis le referme et commence à ranger tout le bazar dans le sac...

...: Qu'est-ce que tu fous ici?

Mon coeur loupe un battement tandis que je me relève d'un bond et me retourne vers l'entrée des loges. Devant moi se tient l'un des potes de mon frère, celui avec les dreads qui s'appelle Tom... Il me fixe d'un air surpris et interrogateur, remarque il est vrai que nous ne nous étions jamais rencontrés auparavant et que Georg ne nous avait jamais présenté. Il ne peut donc pas se douter de mon identité. Soudain je sens son regard peser sur la liasse de billets que je tiens encore dans ma main.

Tom: D'où tu te permets de nous voler du fric?!

Je ne réponds pas et le défie du regard, pas décidée à me laisser impressionner par un mec avec une tête de poulpe! Il commence à s'avancer en tendant la main vers moi.

Tom: Bon rends-moi cet argent et je te laisse repartir sans prévenir personne!

Inconsciemment je resserre les billets. Hors de question de flancher maintenant! Je me suis donnée trop de mal et surtout j'ai besoin de ce fric. Ma mère en a besoin si elle veut vivre!

Maud: Non! Laisse moi passer!
Tom: C'est ça rêve!


Sur ce, il se jette sur moi et m'attrape fermement par le bras. Je n'hésite pas une minute et... PAF!!! Je lui colle la baffe de sa vie, mais il ne se laisse pas démonter et resserre son emprise sur mon bras avant de me plaquer contre le mur le plus proche.

Maud: LACHE-MOI!!!

Soudain j'entends des bruits de pas se rapprocher des loges.

Tom: LES GARS VENEZ M'AIDER!!!

Je tente vainement de me débattre contre Tom quand les deux autres potes de mon frère, Bill et Gustav débarquent en courant dans la pièce et restent figés devant la scène qui se déroule. Putain Tom me serre vraiment trop fort, j'étouffe! Soudain Georg débarque à son tour et me vois...

Suite! ^^
Alors? Ca vous plaît toujours?
Dites moi!
Merci de continuer à me lire!
Bisouxxx

# Posté le samedi 16 mai 2009 11:31

Modifié le jeudi 25 juin 2009 05:10